Étymologie
La première mention de Jouy qu’on ait trouvée est dans un document du IXe siècle, le Polyptyque d’Irminon. Sans conteste, on y lit Gaugiaco.
Dans les textes postérieurs conservés, à partir du XIIe siècle, on trouve les formes latines Joyaco/Joiaco/Joviacoet vulgaires Joi et Joy, puis Jouy.
L’ajout en Josas, qui sert à distinguer ce Jouy des nombreux autres, est utilisé depuis au moins le XVe siècle (1469), c’est le nom de l’archidiaconé (circonscription religieuse) dans lequel il se trouvait. Le nom Josas ne peut provenir de Jouy/Joyaco.
Des auteurs se répétant les uns les autres ont avancé que Jouy proviendrait de Gaudiacum, qui serait un nom de personne formé sur la racine gaudium/joie. Cette hypothèse prudemment éludée par l’abbé Lebeuf dans son histoire de la ville et du diocèse de Paris, est cependant étayée du fait que certains Jouy en France ont été dénommés Gaudiacum dans quelques documents. Mais bien d’autres Jouy étaient dénommés Gaugiacum, qui ont tous donné Jouy, ou Joué dans l’ouest (et Gaugiac en Languedoc).

cette page mentionne Estienne Delorme, de Jouy, 1319, et Hugo de Jovyaco, 1253
Le raisonnement promouvant cette étymologie séduisante mais infondée est ainsi inversé : le verbe jouir vient de gaudire, donc Jouy viendrait de gaudia/gaudiacum donc Gaugiacum aurait muté en Gaudiacum et donné Jouy ; mais rien n’établit ces déductions.
Comme Lebeuf, nous ignorons ce que signifiait Gaugiacum, sauf à remarquer que le patois berrichon, et l’ancien français, utilisaient le verbe gauger, enfoncer, s’embourber, terme disparu mais dont le sens a perduré dans le verbe déjauger, qui s’emploie encore pour les poireaux, les bateaux et le ski !…. Force est de constater que Jouy en Josas et d’autres Jouy/Gaugiacum situés en fond de vallée, sont plus bourbeux que joyeux…..
Un sous-préfet de Mantes féru d’histoire, Cassan, avança au XIXesiècle pour Jouy-Mauvoisin l’hypothèse d’une racine Jupiter/jovis ; elle ne repose sur rien, et joviniensis donnerait plutôt Juvigny.


